1)Le premier roman
C’est sous la plume de Ian Fleming que James Bond prend naissance. C’est dans sa villa de Jamaïque, où il se rendait tous les ans que, durant l’hiver 1952, il donne vie à l’agent 007. L’histoire sort directement de son imagination. Enfin presque : pendant la seconde guerre mondiale, il a été affecté au contre-espionnage et a servi d’agent de liaison entre différents services de renseignement. Justement, une de ses dernières missions l’a conduit à la Jamaïque en 1944. Il est tombé amoureux du pays et a esquissé les plans de sa future maison. Son histoire, il l’écrit sans notes ni plan. C’est en farfouillant dans sa bibliothèque qu’il trouve le nom de son héros, celui de l’auteur d’un livre consacré aux oiseaux des Antilles, James Bond.
2)La publication
Une amie, à qui il donne son manuscrit à lire, est scandalisée par le roman. Fleming commence à avoir un peu honte de son polar et n’en parle que du bout des lèvres. Il finit par trouver un éditeur qui admire les écrits de son frère, auteur de récits de voyage. Le tirage est à la hauteur des espoirs mis dans cette histoire d’espion : 4 750 exemplaires ! De 1952 à 1964, date de sa mort, Fleming publie régulièrement chaque année un roman des aventures du célèbre agent secret. Après sa disparition, on puisse dans les quelques nouvelles qu’il publia dans Playboy et dans le roman qu’il ne put terminer : L’Homme au pistolet d’or. En France, ses livres seront tous traduits, publiés et régulièrement réédités dans de nombreuses éditions de poche.
3)Vers des adaptations
Dès la sortie du livre, la télévision saute sur cet agent secret d’un genre nouveau. CBS obtient les droits de Casino Royale pour mille dollars. Dans le téléfilm d’une heure qui en est tiré, diffusé en 1954, James Bond est américanisé et la scène de torture qu’il subit, très adoucie. Même la fin est changée. Ian Fleming est un peu surpris, mais rêve d’une adaptation sur grand écran. Hélas, le soufflé retombe et aucun des producteurs qu’il rencontre ne lui fait de proposition sérieuse. En 1958, en désespoir de cause, Ian Fleming se met à écrire son scénario : Opération Tonnerre, avec l’aide de Kevin McClory, un jeune réalisateur, ainsi que du scénariste Jack Whittingham. Aucun studio ne veut financer un tel projet, trop coûteux. Désireux de ne pas laisser perdre une bonne idée, Fleming en fait aussitôt un roman.