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I)La naissance des films de péplum

   1)La période du muet

Quo_Vadis_posterLe premier péplum de l’histoire du cinéma est signé par les frères Lumières avec Néron essayant des poisons sur des esclaves (1896). Dérivé du mot péplum, lui-même emprunté au mot grec ancien péplos signifiant tunique, le péplum désigne des films historiques situés dans l’antiquité, et plus précisément la Rome, l’Egypte et la Grèce antique, sachant que les péplums bibliques sont aussi représentés. Le péplum connait sa première période fastueuse durant les années 1910-1920, le cinéma muet nous offrant quelques monuments et instaurant dans le même temps des règles de traitement : Les Douze Travaux d’Hercule et Hérodiade de Victorin Jasset (1910), Quo Vadis ? d’Enrico Guazzoni (1912), Cabiria de Giovanni Pastrone (1914), Intolérance de David W. Griffith (1916) ou Les dix Commandements de Cecil B. DeMille (1923).

 

 

 

 

 

   2)La fin d’une époque

18909624.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLes deux décennies suivantes sont marquées par la seconde guerre mondiale et un intérêt en berne du côté des spectateurs pour les péplums. Il faut attendre les années 1950 pour que le terme de péplum obtienne un statut. Seul Cecil B. DeMille parvient à tirer son glaive du fourreau avec Cléopâtre (1934) et Samson et Dalila (1949), même si Ernest Schoedsack et Merian C. Cooper n’ont pas à rougir de leurs Derniers Jours de Pompéi (1935). Mais au début des années 1950, le vent tourne et les flots sont sur le point de s’écarter à nouveau pour ouvrir la voie à un second âge d’or. C’est à Cinecittà, complexe de studios de cinéma fondé en 1937 et situé à Rome, que la renaissance du péplum italien s’opère, sous l’impulsion des américains. Dès 1951, Rome accueille le tournage d’un nouveau Quo Vadis ? par Mervyn LeRoy.

 

 

 

 

 

 

   3)La renaissance

18776857.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLes productions vont s’enchainer à un rythme soutenu, flirtant parfois avec des budgets pharaoniques, pour souvent de très bons films, voire des chefs d’œuvre : La Terre des pharaons d’Howard Hawks (1955) ; Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille (1956), remake incroyable de son film de 1923 ; Ben-Hur de William Wyler (1959) ; Spartacus de Stanley Kubrick (1960) ; Barabbas de Richard Fleischer (1961) ; Jason et les Argonautes de Don Chaffey (1963) ; Cléopâtre de Joseph L. Mankiewicz (1963) ; La Chute de l’Empire romain d’Anthony Mann (1964) ; La Bible de John Huston (1966).  Durant cette période, les figures imposées du genre se précisent : un héros beau et musclé, une héroïne aussi belle que désirable, des scènes d’action spectaculaires, et un récit à la morale forte et prégnante.

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