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I)Les débuts sur grand écran

   1)L’origine du film

18460806.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx1933, l’Amérique a bien du mal à se remettre de la dépression qui touche tout le pays. Les restrictions plombent le moral de la population, la prohibition bat son plein et la corruption gangrène les politiciens. C’est dans cette période trouble que King Kong fait son apparition. La grande histoire du Roi Singe débute lorsque le réalisateur Merian C. Cooper et le producteur Ernest B. Schoedsack décident de mettre en chantier un film d’aventure-fiction. King Kong se veut être avant tout un conte qui reprend les thèmes de Saint Georges et le dragon et de la belle et la bête : les amours impossibles - et dérangeants – d’un gorille géant et d’une jeune et jolie femme. S’inspirant tour à tour des expéditions scientifiques, des phénomènes de foire, d’animaux exotiques et des préjugés du public de l’époque.

 

 

 

 

   2)L’histoire

18866728.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxNé alors King Kong, qui vivait dans le monde oublié et perdu (celui de Conan Doyle, autre source d’inspiration), Skull Island, loin de toute civilisation, avant de devenir la huitième merveille du monde, l’attraction que tout le gotha new-yorkais se doit d’aller voir. Mais voilà, la cupidité de l’homme entraine l’irréparable : King Kong s’échappe et se réfugie au sommet du plus célèbre des gratte-ciels, l’Empire State Building. Pour protéger sa belle, il offre son corps aux balles des avions venus l’en déloger, tombe et s’écrase devant les yeux médusés de centaines de badots. Merian C. Cooper est influencé par l’adaptation cinématographique du merveilleux roman de Conan Doyle Le Monde Perdu, dont les effets spéciaux sont signés d’un certain Willis O’Brien qui va jouer un grand rôle dans ceux de King Kong.

 

 

 

 

   3)Les effets spéciaux

18845894.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxWillis O’Brien s’en remet à l’animation image par image, technique qu’il a déjà employée avec succès. Mais cette fois-ci, le pari est risqué : le public doit vraiment croire à cet être démesuré si l’on veut qu’il éprouve de la compassion pour lui. Pendant trois ans, lui et son compagnon Marcel Delgado, vont construire tous les décors miniatures, ceux de l’île exotique, mais également ceux de New York, qui doivent absolument se confondre avec les vrais monuments. Mais la plus grande prouesse aura été d’animer de petites figurines fabriquées en fil de fer recouvert de mousse et de latex, représentant des animaux préhistoriques, et surtout le rôle-titre : King Kong, qui ne mesurait pas plus de 45 cm de haut ! Certaines parties de son corps, comme la tête, une main et un pied furent construits taille réelle afin d’interagir avec les comédiens.

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