1)Un casting difficile
Le feu vert donné, la mission première est de se mettre en quête d’un Marty McFly. Selon Kathleen Kennedy, il n’y avait pas débat. « Dès le départ, nous voulions Michael J. Fox ». Malheureusement, le comédien est engagé dans la série Sacrée famille. Michael J. Fox n’étant pas disponible, le tournage a lieu avec Eric Stoltz. Universal est persuadé d’avoir mis la main sur une perle rare. Pour incarner Emmett Brown, les noms de Jeff Goldblum, Gene Hackman, Ron Silver, Randy Quaid, John Cleese ou James Woods sont suggérés. Neil Canton le met sur la piste de Christopher Lloyd, l’un des pensionnaires de l’asile de Vol au-dessus d’un nid de coucou (1975).Robert Zemeckis n’aura pas à le regretter. Pendant ce temps, Michael J. Fox, grâce au succès grandissant de Sacrée famille, acquiert une solide notoriété.
2)Un nouveau casting
Robert Zemeckis vit un désagréable mois de décembre. Afin d’évaluer les dégâts, il demande à ses monteurs de mettre bout à bout ce qui a déjà été filmé. Quand, un dimanche, Zemeckis a le regard des mauvais jours : « Il y a une faille au beau milieu de l’écran. Notre acteur principal ne fait pas l’affaire ». Avant de déclencher le séisme, il faut s’assurer de pouvoir reconstruire. Michael J. Fox est la seule alternative. Le 7 janvier, Zemeckis obtient l’accord officiel pour le changement d’acteur. Michael J. Fox débarque le 15 janvier, le week-end précédent ayant été consacré aux essayages costumes. Les prises de vues ne s’achèvent que le 26 avril. La première projection a lieu le 18 mai 1985 dans le dôme du cinéma Century 21 à San Jose. Les résultats sont excellents. Même Steven Spielberg est bluffé.
3)Un véritable succès
Le long-métrage, sorti sur 1 341 écrans (jusqu’à 1 550 copies circuleront), se mue en triomphe. Il est l’incontournable blockbuster de l’été. Son exploitation (qui se poursuivra jusqu’en 1986) cumulera 210,6 M$ de recettes, loin devant la paire de Sylvester Stallone, Rambo II et Rocky IV. Comme il l’avait fait avec Star Wars, Ronald Reagan reprendra l’une des répliques du film dans l’un de ses discours : « Là où on va, on n’a pas besoin de routes ». « J’ai envoyé une lettre au président pour le remercier », avoue Bob Gale. Le président américain est indissociable de la franchise. Il est cité par Marty quand le Doc lui demande qui est à la tête des Etats-Unis en 1985. Ce dernier sourit lorsqu’il lui apprend qu’il s’agit de celui qui n’est alors qu’un acteur. Reagan sera également utilisé dans la suite.