1)Queen Kong
La trêve des gorilles géants durera presque huit ans, jusqu’en 1976. Dès l’annonce d’un remake de King Kong produit par Dino de Larentis, en 1976, certain crurent flairer le bon coup en voulant également exploiter le filon. Voici donc qu’entre scène Queen Kong ! Ce film n’est ni plus ni moins qu’une parodie intentionnelle, comme le confirme le slogan de l’époque : « Le roi est mort ! Vive la reine ! ». Dans ce pastiche, c’est une femme qui part réaliser un film en compagnie de Ray Fay qui séduit malgré lui un gorille femelle géant. Transportées à Londres, Queen Kong ne tarde pas à terroriser la ville et grimper sur Big Ben ! Mais l’analogie s’arrête là, puisque les autorités ne tirent pas sur elle ! Elle retournera en Afrique ! Ce film ne fut projeté que dans quelques salles en Angleterre, avant de trouver une nouvelle vie en DVD !
2)Le remake de 1976
Mais 1976 restera comme l’année du remake du film de 1933, produit cette fois-ci par le controversé Dino de Laurentis. Mais la version de John Guillermin se veut très différente, de par les noms des protagonistes (Jack Driscoll devient Prescott, Denham devient Wilson et surtout Ann Darrow devient Dwan). La mission elle aussi change de but, puisque c’est en cherchant du pétrole que l’expédition tombe sur le gorille géant. Dans ce remake, King Kong terrorise une fois de plus New York, mais différence notable, c’est vers les tours jumelles du World Trade Center que se tourne le regard du grand gorille, qui sera abattu non plus par des biplans mais des chasseurs à réaction. Ici, nullement question d’animation à l’aide de figurine. Pour interpréter King Kong, de Laurentis fit appel à un homme revêtu d’un costume de singe, déambulant dans des décors miniatures, dans la plus grande tradition japonaise !
3)King Kong lives
Enfin, terminons ce tour d’horizon par un film de qualité médiocre, King Kong Lives, sorti en 1986 et réalisé toujours par John Guillermin et produit par Dino de Laurentis, avec dans le rôle principal Linda Hamilton, l’héroïne de Terminator. Dans cette séquelle inutile, King Kong sort d’un coma de dix ans (suite à ses blessures du remake de 1976), grâce à un cœur artificiel et à une transfusion sanguine provenant d’une femelle Lady Kong trouvée dans la jungle de Bornéo ! Les deux grands Kong s’échappent du centre de recherche dans lequel ils étaient enfermés, et sont poursuivis par les militaires ! Carlo rambaldi fut responsable des effets mécaniques, mais c’est Rick Baker qui prête sa gestuelle au couple simiesque. Cette surenchère ne ternit malgré tout aucunement l’éclat du King Kong original, qui continue d’être régulièrement programmé, surtout à la télévision américaine.