1)Le péplum en 2014
L’année 2014 marque une nouvelle levée de scuta avec les sorties successives de Pompéi de Paul W.S. Anderson, 300 : La Naissance d’un Empire de Noam Murro, La Légende d’Hercule de Renny Harlin, Hercules : The Thracian Wars de Brett Ratner, et bien sûr Noé de Darren Aronofsky. Ce dernier pourrait relancer l’intérêt pour l’univers biblique, à un moment où la société est en manque de repères. Darren Aronofsky a en tête ce projet depuis le début des années 2000 qu’il a tout d’abord traduit en bande dessinée. Soutenu par son producteur Ari Handel, il a engagé le québécois Niko Henrichon pour en dessiner les planches. Après deux volumes parus alors que le long-métrage était en production, les deux derniers ont attendus les jours précédant la sortie du film pour atterrir dans les rayons.
2)Le bestiaire de Noé
Pour faire naitre son bestiaire, le réalisateur ne peut échapper au numérique. ILM accepte de relever le défi. Le metteur en scène considère qu’aucun film n’a encore jamais représenté des animaux avec autant de précisions. Afin d’arriver à ses fins, Darren Aronofsky a également utilisé des effets sur le plateau, sollicitant pour cela le canadien Adrien Morot, avec lequel il avait déjà collaboré sur The Fountain. Adrien Morot et son équipe ont dû fabriquer des milliers d’animaux pour remplir l’arche de Noé. Les espèces ont généralement été créées par couple, afin de répondre à la logique de sauvegarde du récit. Des animaux blessés, tués et en décomposition ont aussi été confectionnés. Adrien Morot n’a pas fabriqué que des animaux morts ou endormis mais a également eu recours à l’animatronique.
3)Avec ou sans 3D
A noter que le film n’a pas eu droit à la 3D en France. Pas plus qu’aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Australie, alors que les spectateurs de 65 autres territoires (dont l’Amérique du Sud, la Russie et la majorité des autres pays européens) peuvent porter des lunettes. Parmi les chanceux, 32 bénéficient même d’une projection en IMAX. Pourquoi cette différence de traitement ? La Paramount a estimé, dans les pays privés de relief, que la réputation du réalisateur, la distribution et l’histoire suffisaient à convaincre le public. Pour caricaturer, Noé sera perçu en France comme un film d’auteur spectaculaire, là où il pourra être considéré ailleurs, 3D oblige, comme un blockbuster. Succès ou échec, l’œuvre restera comme la plus audacieuse de son auteur, tant par le sujet que par les moyens engagés.