1)Astérix le gaulois
Première transposition de la bande dessinée en dessin animé, on y découvre donc les irréductibles Gaulois (avec la voix de Roger Carel, qui sera dans tous les dessins animés celle d’Astérix, et celle de Jacques Morel pour Obélix) dans leur village, dont le calme est soudain troublé par l’enlèvement du druide Panoramix. Bien que les dictionnaires les créditent du scénario, René Goscinny et Albert Uderzo n’ont pas pris part à cette production des studios belges Belvision, entreprise sans leur aveu et n’ont guère apprécié le résultat. L’animation est assez rudimentaire, et comme les héros manquaient encore de consistance même sur le papier, l’ensemble n’a rien d’enthousiasmant. Du coup, les deux auteurs firent interrompre la production suivante, La Serpe d’or.
2)Astérix et Cléopâtre
Après ces premiers pas flageolants des Gaulois à l’écran, Goscinny et Uderzo décidèrent de prendre en main le destin cinématographique de leurs personnages. Cette fois-ci, ils assurent la paternité d’Astérix et Cléopâtre, le dessin animé. La reine d’Egypte se dispute avec Jules César, un peu trop imbu de la supériorité romaine. Pour lui faire admettre que les égyptiens sont un grand peuple, elle prend le pari de lui édifier en trois mois un palais splendide. L’architecte Numérobis aura bien besoin d’Astérix, Obélix et Panoramix, pour déjouer les pièges de César. En dépit de moyens techniques toujours assez sommaires, le dessin animé est drôle, allègre et inventif. Incontestablement, Goscinny et Uderzo ont trouvé la potion magique qui donne du tonus à leur création.
3)Les douze travaux d’Astérix
En 1974, Goscinny et Uderzo créent leur propre studio d’animation : Idéfix. Pour la première fois, avec Pierre Tchernia qui a collaboré aux précédentes adaptations, ils écrivent directement pour le cinéma. Leur scénario original (qui engendra par la suite un album du film) raconte comment César, exaspéré de se voir nargué par les irréductibles Gaulois, leur concocte une série d’épreuves, à l’instar des douze travaux d’Hercule. Naturellement, l’Imperator en sera pour ses frais. Cela donne une suite de petits sketches souvent divertissants, truffés de ces gags anachroniques qu’affectionnent les auteurs. Hélas malgré le succès, cette société perdra beaucoup d’argent en raison de lourdes charges. La société cessa ses activités après avoir travaillé sur Lucky Luke.