1)La mort de Goscinny
Le 5 novembre 1977 René Goscinny meurt à l’âge de 51 ans, brutalement terrassé par une crise cardiaque, juste après avoir effectué un test d’effort effectué dans le cadre d’un bilan de santé dans une clinique parisienne. La France entière est sous le choc. Hergé déclara : « Tintin s’incline devant Astérix ». Astérix chez les Belges en était à la planche 37. Néanmoins, Goscinny avait terminé son scénario. Mais il n’aura jamais pu admirer le banquet final, une fois métamorphosé sous le pinceau de son ami Uderzo. L’artiste a sobrement dessiné un lapin triste quittant la joyeuse tablée (« Lapaing » était l’affectueux surnom que Goscinny donnait à son épouse). Astérix chez les Belges parait en 1979, dernière création commune de René Goscinny et d’Albert Uderzo (tirage : 1 500 000 exemplaires).
2)Les éditions Albert René
Uderzo, qui avait décidé de cesser son travail sur d’autres personnages pour se consacrer totalement au petit Gaulois dès 1968, décida de continuer leur œuvre en créant les Editions Albert René en 1979. Les Editions Albert René étaient un moyen de devenir indépendant par rapport à Dargaud avec qui les relations n’allaient plus bien. En 1980 sort Le Grand Fossé, premier album écrit et dessiné par Uderzo. Dans cette vingt-cinquième histoire, nous découvrons un village gaulois divisée en deux camps qui se haïssent, l’un ayant à sa tête Tournedix, et l’autre Ségrégationnix. Pourtant, le fils de Tournedix, Comix, s’éprend de la charmante Fanzine, la fille de Ségrégationnix. Heureusement, Astérix, Obélix et Paronamix veillent au grain. En 1989, une nouvelle étape est franchie avec la création du parc Astérix.
3)La fin d’une époque
En 1996, sort l’album La Galère d’Obélix, le premier d’une série où l’auteur va tenter de casser les codes de la série. Ainsi, dans cette aventure, Obélix va boire de la potion magique à haute dose. Dans Astérix et Latraviata, paru en 2001, ce sont les parents des deux héros qui apparaissent et dans Le ciel lui tombe sur la tête, paru en 2005, les conventions sur les titres sont brisées et c’est une phrase qui en fait office pour la première fois. La couverture de cet épisode est une représentation inversée de celui du premier album, Astérix le Gaulois, le romain étant remplacé par un éclair qui se transforme en boule de feu après avoir été frappé par le poing d’Astérix. Cet album reçoit un accueil extrêmement critique de la presse et des lecteurs. Le trente-troisième album d’Astérix a été un échec commercial.