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II)Les premières adaptations de 007

   1)Des aventures en comics

Showcase_-_Dr_No_(1963)Bien avant de devenir le personnage cinématographique que nous connaissons tous, James Bond fut et demeure encore un héros de bandes dessinées. Il débuta sous forme de strips (bandes dessinées comportant trois ou quatre cases publiées dans des journaux) quotidiens dans le Daily Express, d’abord dessinés par John Mac Lusky, sur des scénarios de Anthony Heame, Henry Gammidge ou plus rarement Peter O’Donnel. Ces histoires adoptaient les romans de Ian Fleming et ce de 1958 à 1966. La même année, le dessinateur Yaraslov Horak prit la relève, toujours dans le Daily Express tout d’abord, puis dans le Sunday Express et en enfin le Daily Star et ce jusqu’en 1983. Entre 1992 et 1995, les éditions américaines Dark Horse Comics publièrent plusieurs bandes dessinées sur des scénarios indépendants.

 

 

 

 

 

   2)Les débuts au cinéma

18990689.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20080926_043312C’est en 1962, l’année de la crise des missiles nucléaires de Cuba et de la décision de John Fitzgerald Kennedy d’aller sur la Lune, que James Bond fait ses débuts au cinéma, dans une aventure où il est justement question de bombe atomique et de fusée spatiale ! James Bond contre Dr No fait enfin décoller la carrière de Sean Connery, un ancien marine devenu acteur. Succès oblige, 007 revient sur les écrans un an pile après la sortie de Dr No. Avec Bons Baisers de Russie, les producteurs mettent en place le système Bond : le générique avec projection d’images sur des corps féminins, la chanson-titre interprétée par une vedette et le Spectre, ennemi récurrent et idéologiquement neutre. Ne manque encore que les gadgets high-tech et la James Bond Mobile.

 

 

 

 

 

   3)On ne vit que deux fois

18991367.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20080929_034356Porté par le succès d’Alfie un an plus tôt, Lewis Gilbert réalise ici le premier – très spectaculaire – des trois épisodes de 007 qu’il tournera (On ne vit que deux fois (1967), L’espion qui m’aimait (1977), Moonraker (1979)). Son titre vient d’un haïku cité dans le roman de Fleming : « On ne vit que deux fois. La première, quand on naît. La deuxième, quand on regarde la mort en face ». Mais jamais une aventure de Bond n’avait été si peu fidèle au livre, dont ne sont conservés que le cadre – le Japon – est le face-à-face entre 007 et le cerveau du Spectre. L’heure est alors à la morosité : le montage, pour que le film dure moins de de deux heures, a été en enfer ; les entrées chutent par rapport  à Opération Tonnerre et Sean Connery annonce son départ définitif de la saga.

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