1)Un retour difficile
Le 16 juillet 1983, Byron Kennedy survole le lac Burragorang, à l’ouest de Sydney, quand, perdant le contrôle de son hélicoptère, il se crashe violemment. Byron Kennedy, 33 ans, est transporté à l’hôpital où il décédera quelques heures plus tard. George Miller vient de perdre plus qu’un associé, un ami. Un homme sans qui Mad Max n’aurait très probablement jamais vu le jour. L’idée d’offrir une troisième aventure à Max est déjà sur les rails. La disparition brutale de Byron Kennedy fut un terrible choc pour George Miller. Mais loin de rendre la franchise plus noire encore, Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre fait office de rédemption pour Max le maudit. Le scénariste Terry Hayes imagine Max devenant le guide d’une tribu d’enfants. Le projet est soutenu par la Warner.
2)Une co-réalisation
Pour Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre, George Miller ressent le besoin d’avoir une épaule solide sur laquelle s’appuyer. George Ogilvie, avec qui il co-signera le film, est l’homme de la situation. Artiste de théâtre respecté, il vient de collaborer avec Miller sur The Dismissal, mini-série télévisée retraçant la crise politique qu’a connue l’Australie en 1975. Mel Gibson le connait bien aussi puisqu’il a joué sous sa direction, en 1982 à Sydney, la pièce d’Arthur Miller, Mort d’un commis voyageur. C’est aussi lui qui révèlera Russell Crowe en 1990. Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre signe le meilleur score aux Etats-Unis (36,2 millions de dollars, très loin des poids lourds de la même année que furent Retour vers le futur, Rambo 2 et Rocky 4), mais reçoit un accueil critique mitigé.
3)Une fin optimiste
Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre prend une allure de conte puisque les enfants ont réalisé leur rêve impossible. Ce dernier volet est le seul qui se termine sur une note totalement optimiste. Alors que la saga est souvent célébrée pour sa noirceur, ce chapitre détonne. Devant les quelques réserves émises au sujet de cet opus, résolument plus grand public, George Miller décidera ensuite de varier les genres, naviguant entre le burlesque fantastique (Les Sorcières d’Eastwick, 1987), le mélodrame épuisant (Lorenzo, 1992) et l’animation animalière (Babe, le cochon dans la ville, 1998 et Happy Feet, 2006). Dans les années 2000, il fera régulièrement allusion à un possible retour à ses premières amours. Il se concrétisera en 2015 avec le reboot Mad Max : Fury Road.