1)Un projet difficile
A la fin des années 1990, George Miller propose à Universal de faire revivre le personnage légendaire. Le studio n’a aucune raison de lui tourner le dos. Miller vient de produire Babe, qui a rapporté plus de 250 millions de dollars dans le monde. Mais le cochon qui parle ne portera chance qu’une seule fois à Miller. La suite, sortie en 1998, coûtera deux fois plus cher et rapportera quatre fois moins. Dès lors, les négociations pour un quatrième Mad Max se compliquent. Le projet connait un redémarrage au début des années 2000. Mais Mel Gibson ne reprendra pas le rôle qui l’a rendu célèbre. George Miller a trouvé une nouvelle adresse (la Fox) pour Mad Max : Fury Road. Alors que le tournage est annoncé en Namibie, le studio utilise le prétexte de la guerre en Irak pour repousser la production.
2)De Gibson à Hardy
Un nouvel échec pour le réalisateur, qui, grâce à un pingouin qui danse (Happy Feet, 2006) et à l’animation, trouve un terrain d’entente avec la Warner. En décembre 2008, Mad Max redevient la priorité de Dr. D, le studio australien qu’il a fondé avec Doug Mitchell, déjà producteur sur le troisième opus. Une interminable période de préproduction est lancée. Avec une question majeure à laquelle il faut rapidement répondre : qui pourra endosser le costume de Max Rockatansky ? A l’été 2009, Jeremy Renner (Avengers, 2012) s’autoproclame candidat, affirmant qu’il se verrait bien dans la peau du guerrier de la route. Cela n’empêche pas George Miller d’accepter de lui faire passer des essais. Mais son attention va se porter sur un autre comédien : Tom Hardy (The Dark Knight Rises, 2012).
3)D’un pays à l’autre
Le tournage de Mad Max : Fury Road doit débuter à l’été 2010. Trente semaines, entre Sydney et Broken Hill, sont prévues. George Miller va voir se dresser sur son chemin un obstacle contre lequel il ne peut lutter : le climat. L’Australie connait une saison exceptionnellement riche en pluies. Les abondantes précipitations dénaturent le paysage. Pour patienter, il met sur pied Happy Feet 2 (2011) et compose le reste de son casting. Les prises de vues sont lancées en juillet 2012, en Namibie. Elles dureront jusqu’en décembre. Trois semaines de prises de vues supplémentaires ont eu lieu en novembre de décembre 2013, à Sydney. Le film promet d’être presque entièrement tournée vers de l’action pure. Au-delà des enjeux liés au récit, l’environnement post-apocalyptique semble se suffire à lui-même.