1)Changement de politique
Encore une fois, le producteur doit relever des défis techniques et pousse son équipe à intégrer des nouveautés graphiques. Oubliés les décors prérendus, dans Final Fantasy X tout est affiché en temps réel, et les cinématiques, plus brèves, s’intègrent mieux aux séquences réalisées avec le moteur du jeu. A partir de FFX, on se rend compte que l’idée de « RPG cinématographique » a évolué : ce n’est plus dans l’exploration et ses angles de caméra choisis avec soin qu’elle va s’exprimer, mais plus volontiers dans les combats. Tout en demeurant identiques aux précédents volets, les empoignades de FFX voient l’ATB remplacé par le CTB (Conditionnal Turn Based), à savoir que, tant que le joueur n’agit l’adversaire ne peut pas enclencher son tour suivant. Peut-être pas le choix le plus lumineux de ce volet qui sera d’ailleurs défait immédiatement par Final Fantasy X-2.
1)D’erreurs en erreurs
Il serait facile de mettre FFXI Online (sur PS2, PC et Xbox), FFXII et FFXIII dans le même panier. A savoir celui des titres qui ont définitivement segmenté le public des Final Fantasy. Etonnant, puisque ces trois jeux vont dans des directions opposés. En effet, pour de nombreux joueurs, la franchise est surtout réputée pour ses histoires et sa progression assez linéaire. Aussi, jouer online à final Fantasy XI n’est pas du goût des fans de la première heure (celle de Final Fantasy VII). D’autant plus qu’en 2002 (date de sortie japonaise), le MMORPG n’est pas aussi implanté qu’aujourd’hui, World of WarCraft ne sortira qu’en 2004 ! Quant à FF XII, mélange étrange entre ouverture de MMO, empoignades en temps réel et mécaniques de programmation de ses alliés, il s’écarte trop des épisodes précédents pour convaincre. Et puis, le treizième volet. Aujourd’hui encore, L’épisode le plus polémique.
2)Final Fantasy XIII
Et pourtant, avec sa linéarité très (trop ?) assumée, son système de combat modernisé et dynamisé à l’extrême, son casting plutôt réussi (Lightning et Fang), son histoire complexe, ou sa réalisation exceptionnelle, Final Fantasy XIII avait logiquement tout pour convaincre. Sauf qu’entretemps, et en attendant que les JRPG arrivent sur PS3, la plupart des rôlistes se sont tournés vers la concurrence occidentale, plus ouverte, plus frondeuse, plus profonde en termes de système de progression ou de dialogues. Si ce volet s’est vendu à 5,5 millions d’exemplaires, impossible cependant de ne pas y voir un échec. Comme si, par volonté de globaliser tous les genres dans un seul et même titre, Square Enix avait suivi une voie unique totale. En effet, comme l’expliquait Kitase durant la promotion du jeu, FF XIII est un peu le mix entre les scripts et de la linéarité des FPS, des éléments de RPG et de la gestion d’équipe de foot.