1)Albator au cinéma
Après de nombreuses séries et des apparitions dans d’autres œuvres de son auteur, Leiji Matsumoto, Harlock s’offre le luxe d’être le héros d’un long-métrage d’animation réalisé en 3D-CGI au budget impressionnant (30 millions de dollars). Sa sortie en France, seulement trois mois après le japon, est une chance pour nous. De la fin des années 1970 à la moitié des années 1980, tous se réclament de la « Génération Albator ». Il n’est d’ailleurs pas étonnant d’apprendre en 2002 qu’Olivier Dahan (réalisateur, par la suite, de La Môme) était déjà à la tête de long-métrage en prises de vue réelles autour d’Albator (depuis avorté). En revanche, l’année suivante, nous avons vu les Daft Punk plonger en plein cœur de l’univers de Leiji Matsumoto avec leur film Interstella 5555.
2)Un projet japonais
Pourtant, on trouve bien les japonais à l’origine de ce nouveau long-métrage. Le producteur, Yoshiyuki Ikezama, précise qu’en 2008, il était à la recherche d’un film « dont le Japon pourrait être fier, qui permettrait au reste du monde de redécouvrir la culture japonaise ». Avec son expérience tant dans le cinéma que dans l’animation, Tôei Company semble le mieux placé pour initier un tel projet. Le point de départ d’Ikezawa sera de réunir les plus grands artistes de l’industrie de l’animation 3D-CGI. Il pense tout de suite à Shinji Aramaki (Appleseed 1 & 2, Starship Troopers Invasion et Halo Legends. Aramaki fait appel à Harutoshi Fukui, auteur populaire de romans de science-fiction (comme le best-seller Lorelei) et scénariste du très réussi Mobile Suit Gundam Unicorn (2010).
3)Un film en 3D-CGI
Le producteur Yoshiyuki Ikezama a souhaité adopter les méthodes d’Hollywood en matière d’écriture et de chaine de production. Toute la production du film a été répartie à travers plusieurs structures situées dans des endroits différents : la modélisation, l’animation, les décors, la lumière et les effets (on compte plus de 250 terabytes de données !). L’ensemble de la production fut centralisée par le studio Marza, connu pour ses cinématiques de jeux SEGA. Pour la première fois au Japon, un film a utilisé Arnold, un renderer (rendu des données) révolutionnaire, ainsi que Faceware, un logiciel de facial capture utilisé dans Le Hobbit et La Planète des Singes : Les origines. Des moyens impressionnants alors que seules une centaine de personnes officiaient dans le staff !