1)Le projet de remake
Mon Ami Joe (1999) débuta par une rencontre entre Joe Roth, président des Studios Walt Disney, et le producteur Ted Hartley, président de RKO Pictures où avait été réalisé en 1949 le premier Mighty Jo Young. Les deux hommes évoquèrent leur admiration partagée pour ce classique du cinéma d'aventures et leur désir de le réactualiser pour le public contemporain. Ted Hartley explique : « Je crois que nous avons retrouvé la magie de l'original et préservé son esprit généreux, son pouvoir émotionnel tout en offrant au spectateur, qui le découvrira aujourd'hui, une aventure épique soutenue par des moyens considérables. » De Ron Underwood, le réalisateur : « J'ai une grande affection pour la première version. Ce film cadre totalement avec mes goûts et mon amour du grand cinéma hollywoodien. Les valeurs humaines et les émotions qu'il exprime me touchent profondément. »
2)Le tournage du film
Le tournage a débuté sur l'île d'Oahu (Hawaii) qui a déjà accueilli de nombreuses productions, dont Jurassic Park. Plusieurs scènes furent également tournées dans des sites reculés de l'île de Kauai, connue aussi sous le nom de Garden isle. Michael Corenblith, chef décorateur : « La production, ayant le choix entre l'Afrique et Hawaii, privilégia cette dernière pour des raisons matérielles et logistiques. Durant les repérages, nous avions étudié le terrain et constaté que la topographie, les couleurs, la végétation d'Hawaii sont très proches de l'Afrique. J'ai eu la chance de disposer d'un décor naturel totalement dégagé : la magnifique vallée de Kualoa, et de pouvoir y inscrire une architecture et des textures parfaitement authentiques, quoique stylisées et adaptées aux besoins du film. »
3)Les effets spéciaux
L'animal qui évolue à l'écran est une création associant les talents d’ingénieurs et techniciens en animatronique, d’infographistes, de marionnettistes et d'interprètes humains, l'ensemble reposant sur un mélange de techniques traditionnelles et modernes. Joe est interprété dans de nombreux plans du film par John Alexander qui revêtit pour l'occasion une combinaison et évolua dans des décors au 4/10. « Après avoir tourné en décors grandeur nature, souligne Ron Underwood, nous revêtions John de cette combinaison, réalisée elle aussi au 4/10. Pour faire illusion et donner l'impression d'une masse en mouvement, nous le filmions à 32 images/seconde. L'ennui, c'est que le ralenti tend à rapetisser toutes les composantes du champ visuel. Pour compenser cela, il a donc fallu se livrer à des calculs savants et à une préparation extrêmement minutieuse. »