1)Le projet de remake
Alors que Peter Jackson sort tout juste de la réalisation de Fantômes contre Fantômes, Universal lui confie un de ses plus gros projets : le remake du King Kong de 1933. Le projet démarre sur les chapeaux de roue : préparation du design par Weta (studio d’effets spéciaux de Peter Jackson), écriture du scénario… Georges Cloney est en passe de signer pour le rôle principal… jusqu’à ce qu’Universal se rétracte brutalement. King Kong est annulé, et tous les employés de Weta se retrouvent du jour au lendemain sans emploi. Peter Jackson a de la ressource et sa solution de rechange s’annonce aussi enthousiasme qu’effrayante. Ce projet lancé dans le courant de 1997 ambitionne carrément de porter à l’écran Le Seigneur des Anneaux, la trilogie d’héroïc-fantasy de J. R. R. Tolkien. Le reste appartient déjà à l’histoire : le tournage marathon accumule les records.
2)La concrétisation
Après le succès de la trilogie du Seigneur des Anneaux, Peter Jackson est relancé par Universal pour le projet de King Kong. Le film est un remake explicite et fidèle du King Kong sorti en 1933, de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack. Sur la même base scénaristique, sa durée est presque double : 3 heures contre 1 heures 40. Pour porter la nouvelle version de King Kong sur grand écran, Peter Jackson fait appel à ses collaborateurs habituels : Fran Walsh et Philippa Boyens qui signent avec lui le scénario, puis Richard Taylor qui assure la conception des effets spéciaux. La distribution comprend Naomi Watts (Mulholland Drive), Jack Black (L’amour extra-large), Adrien Brody (Le Pianiste) et Andy Serkis, l’interprète de Gollum dans le Seigneur des anneaux. Le tournage débute un mois après le décès de l’actrice Fay Wray qui avait joué dans le film original.
3)Les effets spéciaux
Pour rendre justice au chef d’œuvre qu’il remake, Jackson ne mégote pas : si le Seigneur des Anneaux était tourné en grande partie en extérieur, dans King Kong tous les environnements sont créés de A à Z. Les génies de Weta écrivent d’ailleurs un nouveau logiciel, CityBot, qui permet d’automatiser une large partie de la modélisation du New York numérique du film. Au début de la pré-production, Peter Jackson envisage même de tourner King Kong en relief. King Kong fut numérisé à partir d’une interprétation d’Andy serkis, qui fut alors muni de prothèses pour simuler la démarche d’un vrai primate. Le même procédé technique avait déjà été utilisé pour donner vie à Gollum dans le Seigneur des Anneaux. En 2010, Andy Serkis jouera le rôle du chimpanzé numérique César dans La Planète des singes : Les origines. Le film a reçu trois Oscars (effets spéciaux, mixages sonores et meilleur son).