1)La surprise de César
La jolie Falbala et son fiancé Tragicomix sont enlevés pour figurer dans les jeux du cirque organisés par Caius Obtus pour le triomphe de César. Astérix, Obélix et Idéfix partent pour Rome tenter de les délivrer. Le scénario, qui puise à la fois dans Astérix légionnaire et Astérix gladiateur, est adapté par Pierre Tchernia seul : désormais, Astérix s’émancipe et vit sa vie loin de ses auteurs. Quant à la réalisation, c’est l’œuvre de Paul et Gaétan Brizzi, deux animateurs ambitieux qui ont créé un studio exprès pour le film. C’est la première fois que Pierre Tornade prête sa voix à Obélix dans le film d’animation à la place de jacques Morel. Technique plus perfectionnée, effets spéciaux plus recherchés, avec eux, les Gaulois font un bond dans l’âge électronique, mais l’esprit tourne un peu au ralenti.
2)Chez les Bretons
Les légions de César ont franchi le Channel et soumis la Bretagne, à l’exception d’un petit village récalcitrant qui mériterait d’être jumelé à celui d’Astérix et d’Obélix. D’ailleurs, Astérix y a un cousin, qui vient justement lui demander aide et magique potion. Hélas, la potion se perd en route. Qu’à cela ne tienne : on dope les cousins bretons avec un breuvage à base d’herbe exotique, et ils remportent la victoire. C’est depuis ce temps que l’usage du thé s’est répandu en Albion. Quelques monuments plus connus de Londinium apparaissent dans le film : Big Ben, le Tower Bridge et le palais de Buckingham. Avec une réalisation soignée de Pino Van Lamsveerde et une bonne musique de Vladimir Cosma, ce dessin animé franco-danois, sans renouveler le genre, se laisse absorber sans déplaisir, à l’heure du goûter.
3)Le Coup du menhir
Le Coup du menhir (1989) mixe deux albums, Le Devin et Le Combat des chefs. Obélix a assommé Panoramix et voilà le druide amnésique. La catastrophe est complète car le charlatan Prolix embobine les Gaulois déboussolés tandis que les romains se préparent à l’offensive. Cette fois-ci la production est franco-allemande, et là encore, bénéficie d’une bonne qualité technique d’animation. Mais le réalisateur, Philippe Grimond, a lui aussi perdu la formule et se contente d’un comique routinier. En 1994 sort Astérix et les Indiens. Où l’on apprend, contrairement à ce qu’enseigne l’Histoire officielle, que nos Gaulois ont découvert l’Amérique bien avant Christophe Colomb en cherchant à délivrer Panoramix et Idéfix, enlevés par un émigrant romain. D’après La Grande Traversée, un dessin animé allemand de Gerhard Hahn.