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V)Les Aliens en comics

   1)Introduction

Dhp24Imitant Star Wars et ses légions de comics, l’éditeur Dark Horse profita de l’engouement suscité par le succès d’Aliens de James Cameron (1986) pour donner vie à ce qui allait devenir la franchise Aliens, publiant les premiers comics mettant en scène la créature. Si aujourd’hui la démarche semble logique, elle n’avait rien d’une évidence dans les années 80. Afin de confirmer la popularité de la licence et de vérifier la faisabilité du projet, Dark Horse commence par publier de brèves histoires au sein du magazine Dark Horse Presents, sorte de vitrine de l’éditeur et laboratoire de test pour toute série délicate (comprenez « à la rentabilité non établie »). Plusieurs épisodes verront le jour sous la houlette de divers artistes-maison. Grâce à l’approche guerrière prescrite par James Cameron, les scénaristes parviennent à revisiter le mythe et y apporter des idées nouvelles.  

 

 

 

 

 

   2)Les premiers comics

386px-Aliens_Newt's_Tale_1En novembre 1988 parait le Dark Horse Presents n°24. Il contient l’introduction à une mini-série en six parties (disponible à partir du mois de janvier 1989), signée Mark Verheiden et mise en images par Mark A. Nelson : Aliens – Series I. Situant son action quelques années après Aliens (Alien 3 ne sortira qu’en 1991), elle met en scène le caporal Hicks, seul rescapé de l’escouade de marines, et une Newt âgée de 18 ans. Plébiscitée par le public, cette première série accueille une suite dès le mois d’août 1989 (avec Denis Beauvais aux dessins). Baptisée Aliens – Series II, nous y retrouvons Hicks et Newt tentant de fuir la Terre sur le point d’être submergée par les Aliens. Les Aliens poursuivent leur carrière avec Newt’s Tale (1992) qui utilise ce que le scénario de James Cameron avait laissé de côté, nous permettant d’en apprendre plus sur LV426 et la vie de Newt avant et après la rencontre avec les xénomorphes.

 

 

 

 

   3)L’après Alien 3

381px-Alienssurvival1En 1993, le troisième opus de trilogie, Alien 3, divise, fascine, révulse, hypnotise et conclut la saga (du moins jusqu’à la résurrection inopinée de Ripley en 1997), tout en renouvelant le mythe d’une fort belle manière. A compter de cet instant, persuadé de tenir là une licence forte, Dark Horse décide de profiter de la Reine aux œufs d’or. Entre 1993 et 1998, pas moins de 38 titres verront le jour, allant du simple one-shot (soit une histoire racontée en un seul numéro telles Stalker, Glass Corridor, Pig, Purge ou Lovesick), à des séries en plusieurs parties (Stronghold, Music of Spears, Female War, Genocide, Labyrinth, Survival, Havoc ou Apocalypse), en passant par une longue et incontournable série en dix parties (Colonial Marines). En 1998, sans doute en réponse à la déception engendrée par Alien, le résurection (1997), les comics Aliens commencent à battre de l’aile et Dark Horse hésite à poursuivre sa folle cavalcade éditoriale. Depuis, la franchise Aliens en comics est en sommeil, Dark Horse se contentant de rééditer l’intégral de la saga dans le cadre de la collection Aliens Omnibus qui compte six tomes.

 

 

   4)le plein de jeux

$(KGrHqZ,!kwE-nNShph)BP33sls6RQ~~60_3En parallèle des comics, la licence Aliens se décline aussi sous la forme de deux jeux de plateaux officiels et d’un jeu de rôle. En 1979, Kenner édite Alien le jeu qui invite de 2 à 4 joueurs à retrouver toute l’adrénaline de la dernière partie du premier film. En 1993, c’est au tour de l’éditeur Peter Pan de sortit un nouveau jeu de plateau baptisé Opération Aliens qui offre des figurines, lorgnant plus du côté de la gamme de jouets de Kenner que du film de James Cameron. En 1991, leading Edge Games s’aventure du côté du jeu de rôle avec Aliens Adventure Game qui connaitra plusieurs suppléments et donneront naissance à des figurines en métal très recherchées par les collectionneurs. La franchise Aliens, si elle n’est pas aussi développée que celle de Star Wars, n’en demeure pas moins assez dense en termes de produits dérivés, d’autant qu’il faut ajouter à tout cela les nombreuses séries de figurines, jouets plus ou moins fidèles, t-shirts, objets de collection et autres jeux vidéo.

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